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LADAKH 2005
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vendredi, 20. février 2009 |
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Programme Impressions Diaporama
Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de mon club de randonnée...
Le LADAKH dit petit Tibet, désigne une région himalayenne
de l’Inde. Extrêmement isolé par les hautes chaînes montagneuses du
KARAKORAM au nord et du ZANSKAR au sud, entre lesquelles coule l’Indus, il
se distingue nettement du reste de l’Inde par son climat, puisqu’il n’est
pas atteint par les moussons ; par sa culture, puisqu’il est presque exclusivement
bouddhiste. Programme en bref et dates :
Monastère bouddhiste « THIKSE GOMPA », 3500 m, 8h du matin. Guidés par les battements sourds du gong, nous gravissons à la hâte les volées de marches qui nous séparent du temple. Pieds nus, nous nous glissons dans la pénombre et nous asseyons en silence. Dans la position du lotus, sur 2 lignes, face à face, couverts d’une lourde robe de laine rouge sombre, crâne rasé, une douzaine de lamas, de tous âges, psalmodient les prières du matin. Un Rimpoché (moine vénérable) guide la cérémonie, sans aucune sévérité. Les chants s’interrompent. Deux moinillons circulent parmi les moines qui tendent leur bol : l’un des petits sert de la farine d’orge grillée, l’autre du thé. Avec une tranquillité souriante, les moines mélangent leur TSAMPA et la mangent. La prière reprend. Par instants, la psalmodie, rythmée par le gong, est remplacée par des sifflements stridents, des vagissements de cornes et des barrissements de trompes, bruits effrayants sensés éloigner les démons. Maison de thé. La maison est de terre battue et bois. Elle est couverte par une terrasse où sont entassés les fourrages. Des bouses sèchent au soleil et seront brûlées dans le poêle. Les murs sont chaulés de blanc. Par endroits des symboles bouddhistes aux traits naïfs, peints en rouges, protègent du malheur. Nous sommes entrés par une courte échelle. Nous avons quitté nos chaussures avant de pénétrer dans la pièce principale. Assis en tailleur sur des nattes, le dos appuyé au mur, côté fenêtre, nous apprécions le calme et la fraîcheur après la poussière et le soleil. Une étrange et imposante batterie de cuisine s’étage contre un mur : grandes jarres de laiton ou de fer blanc, bidons, bols, théières… Sur un poêle, la TSAMPA, finit de cuire. Un ingénieux système d’archet à corde fixé au poteau central, permet de baratter le lait. La maîtresse de maison prépare le thé qu’elle nous servira dans les petites tasses posées devant nous, sur un banc … Col « LAMIK LA », 5200 m. La montagne fantasmagorique s'offre aux caresses de nuages furtifs et vibre de toutes ses couleurs, le blanc des neiges éternelles et glaciers, les ocres, ambres, rouges et noirs de ses flancs, les verts de ses vallées. Elle se déchire et s'ouvre aux flots violents du ZANSKAR qui force son passage en rugissant. Dans les maigres pâturages en contrebas, paissent des GZOS (croisement de Yack et bovin) et des hardes d’ibex sauvages aux longues cornes annelées. Quelques marmottes, au pelage orangé, courent d’un terrier à l’autre. Village de HEMIS-SHUKPA. 3550 m. La descente qui suit le col et nous amène au village est assez raide. Un mur de MANIS signale l’entrée : large mur de pierres sèches, couvert de pierres plates où sont gravées des MANIS (invocations bouddhistes, dont la plus fréquente est OM MANE PADME HUM ! Bienvenue dans la fleur du lotus). Comme les chortens, ils obligent à un contournement par la gauche. Le village s’étage longuement le long d’un torrent qui permet l’irrigation des terrasses. L’énergie hydraulique fait tourner de nombreux moulins à farine, mais aussi des gros moulins à prières, dont les clochettes décomptent chaque tour d’un tintement aigrelet. La dernière mise à jour de ce site date du 20-02-09 |